29 novembre 2009
Au cas où...
... vous soyez aussi étourdie que moi... voici une petite anecdote surprenante !
L'autre jour un élève m'a refilé sa clé USB avec un travail sur Noël en Colombie qu'il a écrit (ou copié d'Internet, c'est à vérifier...) pour la revue du Lycée, dont je suis toujours la principale responsable...
Je fourre ladite clé dans ma poche de pantalon et les jours passent, passent, sans que je me souvienne d'y jeter un oeil ; à chaque fois que ledit élève me demande si j'ai lu son travail, je cherche une excuse bidon (pas eu le temps, je suis overbookée...). Je finis par me mettre à la chercher dans tous mes pantalons, mes poches de vestes, dans le placard, sous les meubles, dans mes sacs, mon cartable, mes trousses, et même dans la machine à laver... Pas de clé USB à l'horizon... Il faut bien que je me rende à l'évidence : elle a disparu... J'informe mon élève, je lui demande s'il a gardé une copie de son travail (oui, OUF!) et lui promets de lui racheter une nouvelle clé (sympa, il me dit que c'est pas la peine, bon...)
A tout hasard, je mène de nouveau l'enquête à travers la maison et en farfouillant dans le joint de ma machine à laver, je la trouve !!! Aïe ! J'ai fait plusieurs lessives dans la semaine, elle a donc subi plusieurs cycles de lavage... Bon, je la pose sur le radiateur et 2 jours plus tard : gos dilemme. Me risquerai-je à la brancher sur mon ordi, au risque de tout court--circuiter??? Allez, j'ai pas froid aux yeux, je tente le coup tout en priant pour que mon portable n'explose pas...

ÇA MARCHE !!!
Moralité : si votre clé USB passe à la machine, ne désespérez pas!!!
29 octobre 2009
Haïkus #5 et #6
Au lieu de vous raconter que :
- j'ai fait ma enième crise d'angoisse...
- j'ai cousu une broche en feutrine tellement nulle que je vous mets même pô la photo...
- j'ai pété un cable en 4èB parce que mes élèves n'ont pas une once d'éducation parentale et aucun intérêt pour le français...
- j'ai failli emboutir la voiture qui était devant moi et qui a pilé sans crier gare...
- j'ai appris que je vais avoir l'inspecteur sur mon dos pendant toute l'année scolaire (ça, j'en reparlerai, c'est sûr...)
- j'ai encore fait des cauchemars cette nuit...
- j'ai passé trop d'heures sur la blogosphère ces temps derniers et ma liste de chozafères s'allonge de jour en jour...
Au lieu de me plaindre, donc, je vais vous pondre non pas un mais DEUX jolis petits haïkus de derrière les fagots assortis de photos prises ce matin en allant au boulot (car j'ai entendu mon réveil, donc pour une fois, je n'étais pas à la bourre).

La maison, frissonnante,
a revêtu son manteau de lierre bigarré...
Bambous, cheveux au vent...
Horreo, sur fond de ciel blanc...
21 octobre 2009
Repos forcé, ENCORE !!!
Je dors mal, c'est un fait... Ce n'est pas un problème d'insomnies... Je ne me couche pas spécialement tard non plus, en général j'éteins la lumière vers minuit-minuit et demie, ce qui, pour l'Espagne, est très raisonnable, et comme je dois émerger vers 7h30, cela me fait 7h de sommeil, ce qui devrait être suffisant, non? Le problème c'est que mon sommeil n'est pas réparateur ni de bonne qualité... J'ai l'impression de passer mes nuits à rêver (et ce ne sont pas toujours des rêves agréables, qui plus est) et quand je me lève, je me sens très fâtiguée.
Bref, ce matin, j'ai failli me lever à 7h, quand le chien est venu s'installer sur le lit en me réveillant, mais je me suis sentie si lasse, que j'ai décidé de me rendormir encore une petite demi-heure. Soit mon réveil n'a pas sonné, soit je ne l'ai pas entendu, le fait est que lorsque j'ai rouvert les yeux, il était 8h45 !!! J'aurais déjà dû être sur la route. Gros stress, je zappe la douche, je m'habille en vitesse et commence à descendre les escalier en courant... J'avais eu la bonne idée de mettre une jupe et des collants, et la mauvaise de ne pas enfiler mes chaussons, parce que je ne sais jamais où ils sont, et puis j'avais pas le temps de les chercher de toutes façons!
Et ce qui devait arriver arriva : ZZZZZZZZioooooUUUUUUUUpppp!!!
Je glisse, je tombe de tout mon poids sans avoir le temps de me retenir de quelque façon que ce soit et je me prends une marche en plein dans la colonne vertébrale...
Je me relève à grand peine, hurlant de douleur, le souffle coupé par le choc, et débitant tous les jurons français et espagnols que je connais... Je boîte comme je peux jusqu'à mes bottes en me disant qu'il faut que j'aille faire une radio illico parce que la douleur dorsale est terrible. Je n'avais pas encore fini de zipper mes bottes et de mettre de l'ordre dans mes idées, que ma vision se brouille : trou noir, 36 chandelles, je me sens partir... En bonne angoissée et légèrement hypocondriaque que je suis, je me vois déjà en chaise roulante, la moëlle épinière touchée par le choc... Je sonne chez la voisine, complètement paniquée et lui demande d'appeler un médecin au plus vite...
Au bout de quelques minutes, tandis qu'elle est au téléphone, ma vision revient peu à peu... Je dois rester immobile, c'est le médecin qui l'a dit. La porte de ma maison est restée ouverte : les chiens en ont profité pour sortir, je n'ai ni mon portable, ni mes clés, ni mon sac... la voisine arrive à faire rentrer les chiens à grand peine (manquerait plus qu'ils la mordent, je me dis...).
Le médecin décide de me transférer à l'hôpital en ambulance... A la radio, apparemment rien de sérieux. Je peux marcher, bien que douloureusement... Ma tension est remontée (la perte de vision est apparemment dûe à une chute de tension)... Voilà, plus de peur que de mal... (encore que... j'ai le dos en compote...)
On n'écoute jamais assez sa maman quand elle nous dit
qu'il faut TOUJOURS faire TRÈS attention dans les escaliers!!!
Il aurait mieux valu que j'arrive en retard au boulot ce matin plutôt que pas du tout...















