29 octobre 2009
Haïkus #5 et #6
Au lieu de vous raconter que :
- j'ai fait ma enième crise d'angoisse...
- j'ai cousu une broche en feutrine tellement nulle que je vous mets même pô la photo...
- j'ai pété un cable en 4èB parce que mes élèves n'ont pas une once d'éducation parentale et aucun intérêt pour le français...
- j'ai failli emboutir la voiture qui était devant moi et qui a pilé sans crier gare...
- j'ai appris que je vais avoir l'inspecteur sur mon dos pendant toute l'année scolaire (ça, j'en reparlerai, c'est sûr...)
- j'ai encore fait des cauchemars cette nuit...
- j'ai passé trop d'heures sur la blogosphère ces temps derniers et ma liste de chozafères s'allonge de jour en jour...
Au lieu de me plaindre, donc, je vais vous pondre non pas un mais DEUX jolis petits haïkus de derrière les fagots assortis de photos prises ce matin en allant au boulot (car j'ai entendu mon réveil, donc pour une fois, je n'étais pas à la bourre).

La maison, frissonnante,
a revêtu son manteau de lierre bigarré...
Bambous, cheveux au vent...
Horreo, sur fond de ciel blanc...
19 octobre 2009
Haïku #4
Le châtaigner, immuable,
s'ennuie seul au milieu du pré...
16 octobre 2009
Haïku #2
Majestueuses montagnes,
Verdoyantes campagnes,
Emprisonnant la vallée de coton.
(sur la route du travail, hier matin)
05 octobre 2009
Haïku #1
Pour essayer de vaincre ma phobie du volant, (Amaxophobie) en particulier sur autoroute, je prends désormais les petits chemins buissonniers pour aller au travail. L'usage des transports publics est incompatible avec mes horaires (à moins de rallonger ma journée de 2 ou 3 heures), et je refuse d'arrêter de combattre ma peur et de dépendre des autres pour aller et venir... Donc, prendre les petites routes, c'est ma solution d'urgence, malgré les virages incessants, 10 km de plus par trajet, qui se traduisent par 20 minutes de plus à l'aller et au retour. En revanche, moins de stress, et j'admire tout en conduisant les changements dans la nature et autres scènes bucoliques de la campagne. Le trajet de ce matin m'a inspiré ce petit haïku que je partage avec vous en toute humilité :

Brouillard de l'aube.
Les arbres, enrobés de brume,
se dérobent.













