25 février 2008
Azur et Asmar
Michel Ocelot est apparu sur la scène de l'animation avec son film Kirikou il y a quelques années. En France, tout comme à l'étranger, ce dessin animé hors pair a eu un succès retentissant, fort mérité. La qualité des illustrations, la magie des couleurs, la sensibilité de l'histoire, l'exotisme d'une culture africaine que l'on ne connaît que trop peu, en ont fait comme une bouffée d'air frais dans le monde Disney-Dreamworks-Pixar (sociétés qui par aillleurs sont également à l'origine de petits chef d'oeuvres, mais dans un autre style, il faut bien le reconnaître). Puis sont venus Princes et Princesses, d'une extrême beauté et Kirikou et les bêtes sauvages, moins plébiscité par la critique et le public, mais néanmoins de grande qualité. Le summum de la beauté et de la poésie est atteint dans le dernier film en date de Michel Ocelot, Azur et Asmar. La féerie est indescriptible, la poésie omniprésente, et le message sur les conflits entre les races et les cultures abordé de façon émouvante et intelligente. L'introduction d'un personnage comique est la cerise sur le gâteau : on rit, on pleure, on est ému, on se remet en question...
Mon fils de 6 ans est en extase devant ce film et le livre publié par la suite. L'histoire, pourtant complexe et de thématique plus "adulte" qu'il n'y paraît, et la féérie des images subjuguent aussi bien les petits que les grands. J'ai souvent projeté Kirikou à mes élèves de collège et même de lycée, toujours avec le même succès (et je vous assure qu'intéresser un adolescent blasé n'est pas une mince affaire!). Je vais bientôt projeter Azur et Asmar à mes élèves de 5è et je suis convaincue qu'ils apprécieront. Avec un tel film , on se doit de ne pas en rester là, de les faire ensuite réfléchir sur les messages que contient l'histoire... Notre monde a bien besoin de tolérance.
19 février 2008
Ciné : Sans plus attendre
Atteint d'un cancer incurable, un vieux milliardaire, propriétaire de l'hôpital
où il est soigné, dresse avec son voisin de lit, un mécanicien afro-américain lui aussi en traitement de
chimiothérapie, une liste de choses à faire avant de passer de vie à
trépas. Disposant d'à peine un an, les deux hommes que tout oppose entreprennent une
virée autour du monde ponctuée
d'extravagances de toutes sortes.
Un film intéressant, qui le serait sans doute moins si les deux acteurs principaux n'étaient pas qui ils sont. Les valeurs qu'il transmet sont néanmoins peu originales : l'argent ne fait pas le bonheur, profite de la vie avent qu'il ne soit trop tard, même dans l'épreuve il y a du positif, même les personnes opposées ont des points communs, etc... J'ai passé un bon moment, sans plus.








