23 décembre 2007
Noël dans le Grand Nord

Le lustre de chez ma soeur, photographié avec mon nouvel APN...
Ce matin, balade au bord d'un lac gelé :
Les canards avaient l'air d'hiberner, les pauvres, ils ne sont même pas venus chercher le pain qu'on leur lançait : trop peur d'être ridicule en glissant sur la glace...

On s'est risqués à marcher sur l'eau solidifiée : la couche était bien épaisse! Pour preuve, cette grosse pierre lancée sur la surface et qui n'a pas réussi à briser la glace !!!![]()
Un des plaisirs de se retrouver tous en provenance de lieux bien différents, ce sont les spécialités culinaires apportées par chacun. Dans la catégorie SUCRERIES DE NOÉL, nous avons : 
19 octobre 2007
Cornouailles (1er épisode)
J'ai foulé le sol anglais pour la première fois en 1987. J'avais à l'époque gagné un séjour lingüistique de deux semaines lors d'un concours organisé par la revue I love English. Je me souviens que je n'arrivais pas à y croire : c'était mon rêve, depuis qu'en primaire déjà je chipais les livres d'anglais de mes grands frères et je répétais les leçons de la méthode sur disques 33 tours qu'on avait à la maison... Après un long voyage en train jusqu'à Calais et une traversée trop courte, j'ai donc atterri dans le Berkshire, au sein d'une adorable famille "typical british" avec un bébé, un chien et deux chats. Mis à part la nourriture, un séjour de rêve !!!
Depuis lors, j'ai toujours voulu y retourner, mais je n'en ai pas eu l'occasion jusqu'à l'été 2006, où j'ai réussi, non sans mal, à convaincre ma petite famille de passer une semaine là-bas pendant les vancances.
Quand on a pris le ferry à Roscoff, pour 7 heures de traversée, j'étais aussi émue qui si je partais pour New York sur un transatlantique !!! Etant donné que la majorité du personnel de bord est anglais, ainsi que la quasi totalité des passagers, on se sent déjà presque outre-manche... On passe les heures à faire le tour du bâteau, regarder les côtes bretonnes s'éloigner, découvrir les boutiques (peut-être les prix sont-ils intéressants pour les anglais, mais pour nous, ils étaient plutôt exorbitants, on s'est donc contentés de regarder), casser une croûte à la cafétéria, jouer aux cartes, prendre une boisson au café-concert. Ça ne bouge pratiquement pas - la mer est calme et le bâteau immense, c'est presque dommage... et soudain, on distingue enfin les côtes anglaises...
L'arrivée à Plymouth sous les nuages : dès la sortie de la soute en voiture, on se sent confronté à ces petits détails qui vous rappellent sans cesse que vous n'êtes plus dans votre pays, à commencer par la conduite à gauche !!! C'est moi qui m'y colle, d'ailleurs... D'habitude c'est mon chéri qui conduit, mais là, il décline toute responsabilité et me cède le volant d'office... C'est assez stressant le premier jour, il faut bien l'avouer, surtout dans les carrefours, les rond-points et lors des dépassements, mais on s'habitue finalement très vite : au bout de trois jours j'étais aussi à l'aise que si j'avais toujours conduit à gauche. D'autant plus que je n'ai absolument rien d'un GPS ambulant et je préfère être conducteur que copilote devant indiquer la route. Aucun sens de l'orientation... Deuxième épreuve : le péage ; allez comprendre sur quelle file il faut se mettre !!! Sans compter le mal qu'on a, dès qu'il s'agit de payer quelque chose, à différencier les pièces de monnaie !!! Ah, et les distances en miles, qui font qu'on a l'impression qu'on ne va jamais arriver à destination... J'adore tout ça...
Arrivée à l'hôtel à Saint Austell, petit village connu pour ses brasseries et ses mines de kaolin (j'en reparlerai plus tard). Je prépare ma phrase pour dire à la réceptionniste que nous avons une réservation pour 4 personnes et la voilà qui part dans des explications à n'en plus finir sur le fonctionnement de l'établissement.
Soit j'ai surestimé mon niveau d'anglais...
Soit je parle tellement bien qu'elle ne s'est pas rendue compte que je suis étrangère...
Soit ils ont un sacré accent bizarre dans cette région, parce que...
JE NE COMPRENDS RIEN !!!
On s'installe dans la chambre - très cosy- et on se sert une collation : sur la petite table nous attendent une bouilloire électrique, des sachets de thé, café, déca, infusions, sucre blanc, sucre roux, des petits pots de lait, et un assortiment des fameux biscuits écossais Walker's... Y'a pas à dire, ils ont le sens du détail, ces anglais... (A SUIVRE...)
22 septembre 2007
Balade en Dordogne
Cet été nous avons découvert la Dordogne sur le conseil d'un couple d'amis qui y avait séjourné l'an passé et était rentré en-chan-té... Les préparatifs ont commencé en mai avec la recherche, sur internet, de petits hôtels sympas et pas trop chers en 1/2 pension, nous acceptant tous les 4 dans une même chambre, tolérant la présence de notre chatoune voyageuse, disponibles aux dates choisies et situés dans la zone exacte que nous avions délimitée. Autant demander la lune!!! Ça a été long et difficile mais je dois dire que je ne regrette pas nos efforts car les 4 établissements que nous avons choisis étaient charmants, accueillants et excellents au niveau qualité/prix !!!
Le Roi Carotte, où nous n'avons passé qu'une nuit, est situé aux abords d'un joli petit village. Il est aménagé dans une
ancienne ferme dont il conserve le potager, une jolie prairie et un enclos avec des moutons. La tranquilité est totale. En guise de chambre, nous avons eu droit à un véritable petit appartement, avec deux chambres séparées, douche et toilettes. Décoration simple mais soignée.
Le dîner était excellent (soupe, salade de gésiers, confit de canard avec garniture, et crème brûlée arômatisée à la lavande - un vrai délice!!!). Au petit déjeuner, on nous a offert les confitures maison, qui étaient succulentes, surtout celle de melon et cranberries. La salle de restaurant est très chaleureuse, joliment décorée et le patron/serveur très attentionné tout en restant discret.
Tout aurait été parfait, si Biscotte n'avait pas passé sa nuit à gratter la porte qui communiquait avec la chambre des voisins (c'est bien connu, les chats détestent les portes fermées). Le lendemain je leur ai demandé de nous excuser, et c'était heureusement un couple d' anglais très sympas...
Prix : la nuit, 4 dîners et 4 petit déj' : 136 Euros.
Cliquer sur les photos pour les agrandir...

Le Pech du Malet (pech=colline, en patois local), situé en contrebas de l'impressionnant site de Montfort, à deux pas des falaises de la Dordogne, en pleine campagne, est également une ferme restaurée.
La cour et les alentours sont extrèmement fleuris et bien entretenus ; là encore, le cadre est magnifique et la sympathie des patrons et du personnel n'a pas de limites.Nous pouvions nous servir à volonté dans les arbres fruitiers (prunes succulentes). Une salle de jeux avec Baby-Foot et table de Ping Pong était à notre disposition, ainsi qu'un gros tracteur en plastique dont notre petit lascar ne descendait pas, tandis que le cuisinier sortait à chaque instant pour l'arroser d'un petit pistolet à eau ou pour jouer à lui donner des faux coups de balai. Les animaux de la ferme faisaient le bonheur des enfants : poules, canards, oies en liberté ; les canailles ont pu caresser la nichée de tout petits lapins, et Biscotte a partagé son temps entre monter à l'immense saule pleureur, guetter les poules cachée sous un buisson ou dormir sur le tas de bois. Notre chambre minuscule (où les lits éatient alignés en rang d'oignon), munie d'une petite salle de bains et de toilettes très propres, était située en contrebas et nous avions une petite terrasse avec table et chaises de jardin rien qu pour nous, d'où nous regardions passer les montgolfières survolant la rivière : un petit coin de paradis ; à la nuit tombante, cependant, repli dans la chambre sous l'attaque des moustiques. Dommage !!!
Le dîner se prenait sur la terrasse, sous la tonnelle, et la cuisine était simple, mais TRÈS copieuse et bonne.
Quant au prix, dérisoire : 190 euos pour deux nuits tous les 4 en demi-pension.

Le troisième hôtel, Archambeau, situé dans un petit village en retrait d'une route assez passante, était moins bucolique mais tout aussi agréable.
Une piscine et un jardin avec balançoires permettaient un moment de relax après une journée harrassante de visites et d'excursions. La chambre était propre, simple, assez spacieuse ; le restaurant très classe et les menus copieux et exquis. C'est le point fort sans aucun doute, le point faible étant la lenteur du service, mais la gentillesse de la patronne compensait largement cet inconvénient...
Prix : 270 euros pour deux nuits en demi-pension.
Enfin, c'est dans le village de Saint Amand de Coly que nous avons achevé notre périple d'une semaine en Périgord.
Un vrai petit bijou que ce minuscule hameau avec son abbaye fortifiée du moyen-âge et ses maisons anciennes. L'hôtel-restaurant Gardette était, une fois encore, simple mais plein de charme. Sa patronne, un peu sèche et trop franche, mais d'un autre côté hyper efficace et attentionnée. La chambre, claire, spacieuse, charmante. Le resto, très mignon; le menu : le meilleur des 4 sans aucun doute !!! Le fois gras, le magret, le gratin de fraises au Monbazillac et la crème brûlée à la liqueur de noix, mmmm... L'hôtel produit aussi ses propres conserves de canard, confitures etc... Un passage obligé par l'atelier du dinandier et l'adorable boutique de produits régionaux du terroir, si bien achalandée et tellement apétissante...
Prix : 250 Euros pour 2 nuits tous les 4 en 1/2 pension.
Voilà, des petits hôtels comme j'aime, loin du luxe mais proche des gens, où l'on se sent comme chez soi tout en étant traité comme un roi, où l'on peut goûter aux délices du terroir, où l'on jouit de la douceur de la campagne, d'une tranquilité absolue et des paysages magnifiques...
Pour les photos du Périgord, un nouvel album est en cours de réalisation...
18 septembre 2007
Maroc Rando
Envie d'aventures, d'un voyage authentique au coeur d'un pays magnifique, organisé à la carte selon vos goûts, en compagnie d'un guide d'exception, baroudeur cher à mon coeur, digne d'une confiance absolue ...??? Envolez-vous d'ores et déjà à travers les photos de ses précédents voyages sur son site !!! Je ne vous en dis pas plus pour l'instant, je vous laisse juste rêver...
16 septembre 2007
Andalousie
Je profite de la création d'un nouvel album de photos dédié à notre premier voyage en Andalousie pour faire l'éloge de cette région fabuleuse chère à mon coeur. Je l'ai découverte en ces vacances de Noël 2003, grâce à un membre de notre famille qui y habitait le temps de ses études universitaires... J'ai été sous le charme dès ces premiers jours d'hiver passés à Séville, Jerez de la frontera puis Cádiz. A l'extrème opposé de la péninsule ibérique, j'ai découvert un autre monde, très différent en de nombreux aspects, à cette région du Nord de l'Espagne où je me trouve si bien... Depuis l'accent jusqu'aux paysages, en passant par la gastronomie, le climat, l'architecture et la végétation, c'est une myriade de petits détails qui captivent l'oeil dès les premiers instants et qui restent gravés dans la mémoire pour toujours...
Cette ambiance nous a tellement fascinés que nous y sommes retournés 3 fois en l'espace de deux ans... C'est avec un plaisir immense que j'y ai emmené ma petite maman pour des vacances de Noël magiques en 2004... L'envie de skier et l'appel des ruelles escarpées de Grenade nous y ont conduit de nouveau à Noël dernier, le temps d'une escapade "en amoureux" et je n'ai qu'un souhait : y retourner encore, et encore...
Nombreux sont les sites qui m'ont marquée voire ensorcelée :
- Etant originaire de Bretagne, j'ai une prédilection particulière pour les villes ou villages en bordure d'océan et Cadiz me semble une ville extraordinaire par ses couleurs, sa disposition, ses plages, ses ficus géants centenaires, son caractère légèrement désuet et abandonné face à Séville la belle, l'élégante.... Je me souviens aussi des sensations éprouvées à Tarifa, ville dont on se demande comment elle peut encore tenir debout avec ce vent de Levante qui souffle si fort qu'il faisait peur à notre fils ; emblème des surfers, entourée de champs entiers d'éoliennes à perte de vue, où se rejoignent "officiellement" les eaux de la Méditerranée et de l'Atlantique : rencontre entre deux mondes marins mais aussi terrestres, puisque le regard reste inexorablement rivé sur les petits villages blans du Maroc, juste en face... Envie folle de traverser ce détroit synonyme de rêve, de désespoir, et trop souvent de mort pour ceux d'en face, et d'exotisme, d'aventures, de magie pour nous autres occidentaux (quelle différence, et pourtant nous sommes là, si proches...). Tarifa, frontière de l'Andalousie sauvage et protégée, au delà de laquelle vers l'ouest on découvre l'horreur de Málaga et de la destruction totale du paysage par le buisness immobilier. A deux pas de là, l'incroyable site archéologique de Baelo Claudia, ancienne ville romaine incroyablement bien conservée en bordure d'une plage dont la dune immense et impressionnante se découpe sur un fond de mer turquoise. A voir et revoir absolument !!!
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Que dire des magnifiques "pueblos blancos", sinon qu'ils sont tous différents, mais possèdent les mêmes caractéristiques : ruelles escarpées , pavées ou empierrées, jalonnées de maisons blanches aux persiennes fermées et de patios sentant le jasmin et l'oranger ;toujours juchés sur un promontoire bordé de falaises, d'où l'on aperçoit souvent la mer au loin ; chaleur insoutenable en été - regard amusé des autochtones observant de derrière leurs fenêtres ces touristent fous qui se baladent à l'heure de la sieste, une bouteille d'eau dans une main et l'éventail dans l'autre!!! Arcos de la Frontera, Medina Sidonia, et Vejer de la Frontera, entre autres merveilles...Ronda mérite une mention spéciale ; là encore, on se demande comment cette falaise impressionnante dominant la rivière Guadalevín, parvient à soutenir sans le faire basculer dans le vide ce haut-lieu de la tauromachie, où les symboles propres à l'Espagne se font réalité : flamenco, corridas et calèches...
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Si vous visitez Jerez de la Frontera, vous sentirez l'omniprésence et la puissance des Bodegas de Fino et autres vins locaux, la passion du cheval s'imiscera en vous si vous assistez au spectacle de la Real Escuela de Arte Ecuestre, et vous resterez bouche bée face à l'expérience de la Camara oscura (chambre sombre), sorte de périscope reflétant en direct toute la vie de la ville sur une parabole placée devant vous telle une "paëllera" !!! A Cadiz également il y en a une. Fascinant!
Devrais-je dire que mes deux villes préférées sont Cordoue et Grenade? Voir l'Alhambra se détachant à l'aube sur les sommets enneigés de la Sierra Nevada est d'une magie indescriptible... Visitez-la de préférence tôt le matin , vous n'éviterez pas les queues de touristes, qui sont permanentes, mais l'affluence est tout de même moindre qu'à midi... Cela dit, l'Alcazar de Séville n'a pas grand chose à envier à l'Alhambra, si ce n'est son emplacenment unique!!! A Grenade, échappez-vous des rues "attrappe-touristes" et aventurez-vous jusqu'en haut de l'Albaïcín, vous ne le regretterez pas, de jour comme de nuit.
A Cordoue, tout comme à Grenade ou Tolède, ce qui me fascine le plus, hormis ce caractère andalou que je m'efforce de décrire depuis le début de cet article, c'est le patrimoine culturel et artistique hérité de cette période où juifs, musulmans et chrétiens cohabitaient sans heurts. Situation impensable aujourd'hui, semble-t-il... Cependant, si autrefois la sagesse des hommes a permis une telle entente, pourquoi ne peut-on pas rêver que cela se reproduise un jour? Si la machine à remonter le temps existait, c'est là-bas, au coeur d'une Andalousie multiculturelle, que je voudrais être transportée, car il me semble qu'une telle époque aurait beaucoup à nous apprendre, aussi "évolués" que nous soyons aujourd'hui. Mais cela est une autre histoire..
Les paysages de l'andalousie, aussi variés que surprenants pour une personne qui vient du nord de la péninsule, offrent des successions de montagnes à la végétation méditerranéenne : oliviers, maquis, figuiers de barbarie, pinèdes... Les vaches de la côtes cantabrique font place aux élevages de cochons "pata negra" et aux taureaux en semi-liberté. Lorsqu'on s'aventure dans le parc de Doñana, on peut voir des panneaux informant de la possible présence de lynx.

- J'aime l'Andalousie et ses saveurs : ce GAZPACHO authentique dégusté à ronda face à la Plaza de Toros, la SALADE D'ORANGES à l'huile d'olive servie à Cordoue derrière la cathédrale, le THÉ À LA MENTHE siroté au Hammam de Grenade en contrebas de l'Alhambra, les PESCAÍTOS FRITOS dans l'anse de Bolonia avec vue sur les ruines romaines de Baelo Claudia, ce COCKTAIL de fruits frais en face du château de Tarifa au son du Chill out dans ce bar de surfers...
ANDALUCÍA TE QUIERO !!!




























