30 août 2009
Sur ma table de chevet...
Le cycle du Clan des Otori trouve son accomplissement avec Le Fil du destin. Comme un regard porté en arrière, ce livre éclaire de façon saisissante toute l’histoire qui va suivre. Il est le dernier - et le premier - tome..
Complots, trahisons, vengeances, mais aussi amitiés loyales et amours passionnées.... Shigeru grandit dans l’ atmosphère oppressante du chateau de Hagi, fief du Clan des Otori dont il est l’héritier. Il a l’étoffe d’un chef, un caractère noble et droit, une éducation accomplie qui le portent à régner. Mais il doit faire face aux appétits de conquêtes de son voisin, l’ambitieux Iida, et aux machinations et traîtrises de ses propres oncles. À la sanglante bataille de Yaegahara, son destin semble scellé. Pourtant, préparant dans le secret sa revanche , Shigeru attend son heure - lorsqu’il apprend qu’un jeune garçon vivant dans les montagnes lui ressemble étrangement... Le Fil du destin (Tome 5) s’achève ainsi là où commence Le Silence du Rossignol (Tome 1)…
Le Fil du destin, à travers la vie héroïque de Sire Shigeru, nous permet de mieux comprendre ce Japon féodal magnifique et redoutable que Lian Hearn fait revivre dans son oeuvre avec une force évocatrice incomparable.
J'adoooooooooore !!!
26 juillet 2009
Emouvant

Mamed et Ali se rencontrent au lycée français de Tanger. Ils partagent
tout, découvrent ensemble les filles, l'engagement politique, la
liberté... Pendant plus de trente ans, rien ne semble pouvoir entamer
cette amitié indéfectible, jusqu'au jour où...
25 avril 2009
Emouvant
L'histoire est classique du buveur désintoxiqué qui, après des années
d'absolue sobriété, s'autorise soudain un petit verre. Juste un petit
verre. Et replonge. A fond. Mais l'on ne se soûle pas que d'alcool.
Parfois on ne retombe que pour mieux ressusciter. Retourner à son vice,
à son démon - à son art - ouvre de somptueux vertiges, interdits aux
repentis. Voyez Simon Nardis, le nouveau personnage de Christian
Gailly. Il a suffi d'un soir au club, un petit club de province, pour
qu'il se remette à la vodka... et au jazz. Dix ans plus tôt, pianiste
renommé, il avait abandonné pour " raisons de santé ". Il était devenu
bon mari, bon père, bon
spécialiste du chauffage industriel,
n'écoutant plus que de la musique classique : " A défaut de swing il se
gavait de beauté. " Ayant une heure à tuer avant de rentrer chez lui
par le train, il accompagne dans le club un ingénieur dont il vient de
dépanner l'usine. Et, d'entrée, il est secoué. Dans l'excellente façon
de jouer des trois jeunes musiciens américains, il reconnaît... son
style. Un " style qui avait pas mal chamboulé la pratique du piano en
jazz ". Pendant la pause du trio il se met au clavier. La patronne du
club le " reconnaît " à son jeu. Bientôt elle le rejoint sur l'estrade,
se penche vers lui, reprend la mélodie au vol. Et c'est le bonheur qui
revient. Fulgurant. La nuit qui suit et le lendemain, entre cet homme "
près de la retraite " et
cette femme " qui avait bien l'âge qu'elle
ne faisait pas " va s'amplifier et se concrétiser ce bonheur. Jusqu'à
se vouloir éternel. Et la femme de Simon dans tout ça ? Elle arrive. En
voiture. N'en disons surtout pas plus. Il serait criminel de dévoiler
ne serait-ce qu'un soupçon de la suite de l'intrigue, elle-même
criminelle. A sa façon. (Jean-Pierre Tison, Lire)
15 novembre 2008
Lectures en cours
23 septembre 2008
Lecture, mon seul loisir du moment...
Je suis overbookée et toujours légèrement survoltée, même si mon schmilblik avance petit à petit... L'organisation de met en place, lentement, non sans mal et malgré quelques difficultés supplémentaires que je n'avais pas prévues et qui viennent s'ajouter à mon équation, dont les inconnues se dévoilent progressivement... Toujours est-il que je n'ai pratiquement le temps de rien faire en dehors de mes obligations professionnelles et familiales... J'ai un chat à demi scrapbooké décopatché (je sais même plus ce que je dis) et une serviette éponge au point de croix qui attendent qu'on veuille bien les finir... Difficile...
Je me suis embarquée dans un joli swap, "En attendant l'hiver", et j'ai à peine le temps d'y réfléchir... Mais que ma swappée ne s'inquiète pas, j'ai déjà quelques petites idées derrière la tête, il me reste juste à trouver le temps d'aller chiner quelques petites choses et de me mettre à l'ouvrage...
Mon seul loisir en ce moment, et à très petites doses, car en général au bout de dix pages, je m'endors, c'est la lecture. Moment de calme indispensable pour essayer de faire le vide dans ma tête avant de sombrer dans un sommeil généralement trop court - j'ai des tentations d'assassinat de radio-réveils le matin, grrrrrrrrrrrrrr...
Voici donc ce que je viens de terminer.
J'avais été charmée par l'autre série du même auteur, qui met en scène Mma Ramotswé, la seule femme détective du Botswana.
J'ai donc décidé de commencer cette nouvelle série ayant pour héroïne Isabelle Dalhousie, la présidente du club des philosophes amateurs d'Edimbourg. Un roman policier tranquille pépère, sans soubresauts ni descriptions macabres, légèrement désuet sur les bords, très "british" par son humour, soupoudré de petites réflexions philosophiques et dont les personnages m'ont semblé riches et attachants...
Je me lance donc dès ce soir (j'espère) dans le tome 2 de la série : 
Sur ce, je vous laisse, car m'attendent repassage, devoir des enfants, courses, popote pour ce soir et demain midi, rendez-vous chez le kiné, préparation de mes cours pour ados et cogitage de ma prochaine séance de stage de français pour adultes...
11 septembre 2008
Entre les murs
4è de couverture :
"Ne rien dire, ne pas s'envoler dans le commentaire, rester à la confluence du savoir et de l'ignorance, au pied du mur. Montrer comment c'est, comment ça se passe, comment ça marche, comment ça ne marche pas. Diviser les discours par des faits, les idées par des gestes. Juste documenter la quotidienneté laborieuse."
Entre les murs s'inspire de l'ordinaire tragi-comique d'un professeur de français. Dans ce roman écrit au plus près du réel, François Brégaudeau révèle et investit l'état brut d'une langue vivante, la nôtre, dont le collège est la plus fidèle chambre d'échos.
Le film tiré du livre a reçu la palme d'or au dernier festival de Cannes.
Ce livre a été ma thérapie de pré-rentrée. J'ai ri (parfois jaune) en lisant les conversations souvent surréalistes dans la salle des profs, les déboires avec la photocopieuse, les conseils de classe sans issue... Je me suis identifiée aux états d'âme de ce prof qui se sent démuni face au manque de respect, qui cherche à intéresser et instruire ses élèves contre vents et marées... Mais à la fin de la lecture, mes sentiments ont été : Et alors? Qu'est-ce qu'on en tire, de tout ça? Comment doit-on agir, justement, pour faire notre boulot le mieux possible, avec les moyens dont on dispose? Est-ce qu'on ne peut vraiment pas trouver de solution à ces cas dits "désespérés"? Et mille questions encore. Ces "commentaires", que l'auteur a expréssément éludés, m'ont manqué.
En ce lendemain de rentrée, un coup de gueule : la rage de revoir des personnes autour de moi qui se disent enseignants et qui exercent comme tels, mais qui n'en ont ni la vocation, ni les qualités minimums requises. Et constater qu'on ne peut rien y faire. Ainsi va l'école.
Un souhait aussi, le même qu'en septembre dernier : essayer de faire mieux que l'année passée, de garder l'enthousiasme pour ma profession, de transmettre un savoir, et des valeurs.
28 mai 2008
200 posts et (presque) une nuit blanche...

Je l'avais reçu à mon SWAP thé et littérature il y a de cela plusieurs mois...
Je l'ai commencé hier soir et si je n'avais pas dû me lever tôt ce matin pour aller travailler, je l'aurais lu d'une traite...
"Ensemble c'est tout" m'attend en Bretagne, cet été. Ça me donne bien envie de le lire (même si je sais de quoi il retourne puisque j'ai vu le film...)
Encore une auteure bien talentueuse !!!
27 mai 2008
Comme elle écrit bien !!!
J'ai lu dévoré tout Barbery, et j'ai a-do-ré !!!

Il paraît que c'est archi-connu en France, alors je ne recopie même pas la 4è de couverture...
Vous les avez sans doute déjà lus...
Par contre je vous dirai qu'en me délectant de La Gourmandise, je ne pouvais pas m'empêcher de mettre ce visage sur les mots :
Anton Ego, le critique gastronomique de "Ratatouille"
10 avril 2008
Lectures... Claude Ponti
Je suis allée jusqu'au bout mais, je ne saurais trop dire pourquoi, je n'ai pas été passionnée par ce polar. Peut-être n'ai-je pas trouvé les personnages assez attachants, ou le sujet (enquête criminelle sur fond de scandale politique) ne m'a pas spécialement "accrochée". J'étais parfois ennuyée par les situations ou les dialogues un peu répétitifs, la lenteur des évènements... Cependant, j'ai apprécié l'humour de l'auteur et l'ironie du personnage principal, un croque-mort détective malgré lui prénommé Hitchcock.
En ce moment je lis moins, pour la bonne raison que je suis devenue ACCRO à ÇA :
Une bonne façon d'entretenir mon vocabulaire français tout en étant loin de mon pays. Je me rends compte en écrivant sur mon blog (et surtout en le comparant avec d'autres) combien j'ai du mal à pondre des phrases originales, voire correctes !!! Moi qui étais si bonne en rédaction au lycée (soupir)...
Bon, en dehors des mots fléchés, je prends quand même le temps de siroter deux de mes achats parisiens à la librairie des Jardins des Tuileries, une vraie caverne d'Ali Baba d'où mon portefeuille est ressorti anorexique...
L'univers de Calude Ponti, je l'ai découvert grâce à ma grande soeur livrophage, et j'adore !!! Mon petit loustic de 6 ans 1/2 est lui aussi fan absolu. Pour ceux qui ne connaissent pas... comment le définir??? Du surréalisme poético-délirant pour enfants, qui ravit aussi les adultes ; un vrai régal de textes et d'images. Plus original et imaginatif tu meurs !!! Les histoires sont très tarabiscotées, on ne sait jamais quel rebondissement va nous surprendre au détour d'une page... Les aventures sont parfois un peu terrifiantes pour les plus jeunes, avec des méchants vraiment très inquiétants, mais ça finit toujours bien et c'est si poétique et amusant !!!
Dans la catégorie Noms de personnages improbables :
Parci et Parla
Jules, un zerte, qui vit sur l'île des Zertes
Mireille et Piqueille, le roi et la reine des abeilles
Tonnenplomb, l'idiot qui est assis sur le livre du Petit Chaperon Rouge depuis 1000 ans
Le Guérisson, qui soigne tout en rigolant
Okilélé, un bébé un peu moche...
Daphné Nuphar, la Crapouille
Le Martabaff, dont l'obsession est d'enfoncer des clous
Le Shniark, l'effaceur d'enfants
Tromboline et Foulbazar, des poussins un peu coquins
Les Bouchanourrirs, plantes carnivores
Le petit Migou-Louyou toujours avec sa suçouillette dans la bouche
Grabador Crabamorr, le monstre pêcheur d'enfants
Anne Hiversaire
Ortic, le monstre dévoreur d'enfants perdus
Tom hatte et Tom Deterre
Les Eléphantômes
Kirentoubô, le miroir (qui réfléchit à voix basse)
Les horribles sales méchants Bouffenrons Malpropres, dévoreurs de gentils amimoureux tout pleins d'amour
Les poussins pondus par la poule Olga Ponlemonde : Hégésit, Hégésitpa, Slipododo, Lily Madjaro, Alim malaya, Anna pournalaho, Skeutédröll, Patankmoit etc...
Dans la catégorie vocabulaire réinventé, remixé, tourneboulé :
(ça ça va plaire à ma Ka)
Les grainules de plantules (médicaments prescrits par le Guérisson)
La soupe d'harissa bouillante au poivre pointu
Le verre de pétillonade (boisson rafraîchissante)
Se sentir tout sloumpy-sloumpy (quand on tombe amoureux, par exemple)
Les montagnes qui s'emmeurtrissent, s'écrabousillent, se concassinent, et pour finir, explosent
Les piriolles et les cabriettes des Zoizeaux Zeureux dans le ciel
Les grimmasques que les poussins font à la mort (qui ne leur fait pas peur)
La gigantorigolade
S'empigoinfrer de bonnes choses
La savonothèque où vivent 3 grobinets, où la mousse bulbulise, où Blouquette se bigoudise et Iota se coiffouille
Les petites vouatures, les chariolles et les charapneus (véhicules)
Avant, dans l'autrefois d'hier...
Autres Petits Morceaux Choisis :
Zouc avait tellement peur qu'il courait dans un sens et ses jambes dans l'autre.
Quand on sera à Rivé, on sera chez moi.
Il va falloir tomber, c'est la seule chose à faire, mais pas plus loin que par terre.
Oups crie de toutes ses forces dans la grande oreille droite de Monsieur Dorlejour : "Bouh !!! C'est ton cauchemar qui te parle !"
Sans son squelette, un poussin ressemblerait à une pile de crêpes et il aurait une vie toute plate.
Hippolène a un grand trou dans son amour, elle est si triste toute entière qu'elle se transforme en larme.
"Je n'ai pas peur de toi!, hurle Ortic.-Moi non plus je n'ai pas peur de moi, répond Hippolène." Ça tue aussitôt le monstre qui se met à pourrir sur pied comme une vieille salade moisie.
A vendre taches de chrocolaz, de sauce, de pomates, de gras, d'encre à écrire et d'ancre à attacher les bateaux pour enfants trobôcouplin propres ayant une maman qui aime trobôcouplin laver.
A vendre paire de baffes sans pitié, avec tête chercheuse d'andouille, détecteur de crétin, viseur de nouille molle et assourdisseur de cris.
Réfléchissons un peu : Est-ce que parfois maman ment? - Réponse pour réfléchir : Est-ce que parfois Papa pa?
Etc, etc, etc...
Les illustrations fourmillent de détails et donnent libre cours à l'imagination du "Lectureur". J'achète généralement les livres de Claude Ponti en petit format (Collection Lutin Poche), par mesure d'économie, mais ça vaut le coup d'avoir quelques grands albums aussi, histoire de profiter davantage des images (Editions Ecole des Loisirs).
J'espère que vous zavez zaimé mon mégagigantoarticle d'aujourd'hui-tantôt-là-tout de suite... Je suis toute transpirolante !!! Signé : Azilize PONLEBLOG
(NB pour les non-bretonnisants : Aziliz veut dire Cécile en Breton et c'est aussi le nom d'un des personnages de Ponti)
08 mars 2008
Ah, Jean Baptiste...
En passe de détrôner Maigret en tant que commissaire fétiche de la littérature francophone, Adamsberg a même droit à un court article sur Wikipedia !!! Nous, ses fans, nous pouvons désormais mettre un visage sur son nom (qui n'est pas pour me déplaire, soit dit en passant...):

Jean-Hugues Anglade. Je n'avais pas entendu parler de lui depuis 37.2 Le Matin (ça fait un bail!). Il faut dire que je ne suis pas (du verbe suivre) de près le cinéma français, qui n'a hélas pas beaucoup de répercussion en Espagne.
Nous avons visionné hier soir avec délices la première partie de l'adaptation TV du roman de Fred Vargas, Sous les vents de Neptune, qui est fort heureusement très fidèle au récit de cette auteure si talentueuse de romans noirs. Tous les acteurs qui incarnent les différents personnages sont excellents.
Je n'ai pas vu la version cinématographique de Pars vite et reviens tard. Maintenant que j'ai vu Anglade incarner Jean-Baptiste, je n'ai pas très envie de lui "changer de tête"... D'autant plus que je ne vois pas comment on peut résumer ce formidable roman policier en un seul film, sans perdre au change... L'avez-vous vu, vous?
Je vous laisse, je file regarder la fin de l'histoire de l'assassin au trident...




















